Le 7 Décembre 2007 à la Carène

 

 

 

Voici le résumé de Daisy :

Levées à 4h45 du matin, nous sautons dans le premier train en partance pour Brest, à 6h18.
Après un changement de train à Rennes, enfin nous arrivons à la petite gare de Brest, après presque 5h de trajet… Il est 11h30.
Le stress et l’excitation commence à monter…Des fans descendent du même train et l’on échange quelques sourires.
Le plan en tête, nous passons d’abord à notre hôtel pour y déposer quelques affaires inutiles pour le concert puis nous partons en direction de la Salle des Musiques Actuelles, La Carène.
Située près du port du commerce et contre les remparts de la ville, il est difficile de ne pas l’apercevoir, notamment grâce à ses façades…orangées (certains diront même rouillées…) Cependant le lieu est agréable, l’océan étant à deux pas et ayant le cri des mouettes comme fond sonore.
Une trentaine de fans sont déjà postés devant la salle et nous nous rajoutons à l’une des deux files. L’après-midi reste paisible, si ce n’est notre précipitation pour se mettre à l’abri dès que quelques goûtes tombent…toutes les demi-heure.
Et oui, c’est un peu ça aussi la Bretagne, le ciel ici passe du bleu au gris en un rien de temps.
Mais surtout quel plaisir de se retrouver de nouveau tous ensemble pour la même chose, le même groupe, la même musique…
les mêmes émotions…
 
18h : L'ouverture des portes est prévue dans 1h30.
Nous sommes tous et toutes serrés les uns contre les autres et essayons du mieux que nous pouvons de ne pas penser au froid qui nous fige.
La tension dans la foule se fait ressentir minute après minute.
 
19h35. Les portes s’ouvrent et malgré les interdits, nous courrons tous vers l’intérieur de la salle. Côté Oli, 2e rang.
Je me retourne et prends conscience de la petitesse de la salle, habituée pour ma part aux grandes sur les dates précédentes. Des gradins en balcon entourent la pièce... Bientôt ils seront pleins, tout comme la fosse où je me situe. La scène est simple, sans décor particulier. Pas d'avancée. Juste des rideaux rouges sur les côtés d'un écran qui, finalement, ne servira que pendant le titre Alice et June. En fond sonore : Anthony And The Johnsons. Quel plaisir...
 
Ce soir il n'y aura pas de première partie. Indo est incontestablement les maîtres de cérémonie...
...ou de Cérémonia.
 
20h30... La musique d'intro retentit, comme sur la grande tournée du Alice et June Tour...
La foule hurle et applaudie tandis que des bâtonnets d'encens sont déposés sur la scène par un membre de l'équipe technique.
Une soirée intime? oui... avec l'intégralité du dernier album et, pour une fois, l'absence des classiques Aventurier et J'ai demandé à la lune.
Puis les lumières s'éteignent et nous plongeons de nouveau sur les terres enchanteresses de l'Indochine......
 
Le groupe arrive sur scène et la perte de poids visible de Nicola me glasse...
Les rumeurs disent qu'il a perdu près de 10 kg... Qu'est-il arrivé ? j'essaye de ne pas y penser.
 
Premier morceaux de la soirée, Belle et Sébastianne.
Jamais jouée sur la grosse tournée, le titre est tout aussi beau en live que sur le cd.
Voire même plus beau, plus fort... S'en suit Cérémonia, toujours aussi prenante...
Sur Morphine je me trouve à deux doigts d'hurler à Nicola à quel point il est beau et sexy quand il joue du tambour......Ah............ mon coeur va exploser.
 
Je ne pense plus à rien, je ne suis plus moi-même, je m'extasie...
Je suis au paradis. Pardon, au PARADIZE...
 
Dieu que le concert est chaud...
Heureusement les vigils nous font régulièrement passer des bouteilles d'eau.
Une eau qui me fait du bien, qui me soulage quelques instants de mes maux de dos...
 
Starlight et ses centaines de feuilles qui sélèvent dans la salle...: "Merci et bye bye"
Sur June je m'égosille à prononcer des paroles qui me sont chères...mais pour une fois mes yeux ne pleureront pas. Non.
Plus tard, début de Vibrator et une petite fessée de Boris donnée à Nico...
Nicola empreinte l'appareil photo numérique d'un(e) fan et tente de prendre une photo... mais ce dernier est en mode vidéo et ne permet aucun cliché !
 
La fin du concert approche, le medley commence :
Miss Paramount
Popstitute
Stef 2
Astroboy
 
Toujours autant de liesse dans le public...
Boris, comme à son habitude, s'excite sur sa guitare...
Oli, comme à son habitude, semble se retenir d'exploser,
Mr Shoes, comme d'habitude, joue de sa batterie avec un grand sourire aux lèvres,
Marco, comme toujours, très énergique pour un "vieux loup de mer" à la basse,
Matu, difficile de rester concentré...
Enfin Nicola, qui sautille comme toujours un peu partout en hurlant ses " Shayyyyyyy !!!!!!!!"
 
En rappel, Trois nuits par semaine. Une chanson et une mélodie si entraînantes que je ne peux décidemment pas m'empêcher de bondir dans le peu d'espace autour de moi...
 
Morceaux "surprises" :
Sur les toits du monde
Rock'n Roll Queen (reprise de the Subway), magnifique.
You spin me round (reprise de Dead or Alive), que j'avais déjà pu entendre à Bercy 19 mai, toujours aussi superbe...
 
Puis Tallula, la montée des fans et enfin les adieux.
Arrivée à la barrière, je me rends alors compte que c’était le dernier morceau, mon dernier concert, la dernière tournée avant longtemps, bien trop longtemps…
 
Nicola salut son public et se dresse devant nous.
Je croise son regard, quelques secondes…
Un regard qui en dit long sur ce qu’il ressent. Tristesse et joie en même temps.
Un regard qui suffit non pas à me donner des ailes -puisque j’en ai déjà- mais surtout qui suffit à me les rallonger encore un petit peu…
« encore une dernière fois » …
 
 
 
Daisy