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Le 15 Décembre 2006 au Forest National |
Voici le résumé de J-Y:
Le mois de décembre est déjà bien entamé et malgré que l'hiver se fasse attendre il ne fait pas plus de 5 degrés lorsque nous arrivons devant Forest National sur le coup de 13h30. Une grosse trentaine de personnes sont déjà là, les premiers sont arrivés à 4h du matin de paris !
C'est avec plaisir que l'on note la présence de "Ladynounours" qui nous accueille avec un fusil dans les mains.
Les heures passent, la nuit tombe, la température également. L'Indo studio s'installe, un petit tour s'y impose avec il faut le noter une organisation parfaite pour que chacun retrouve sa place dans la file.
19h : les portes s'ouvrent, la course commence, le sol est glissant, les marches vers la fosse sont nombreuses, encore quelques grandes foulées et on s'écrase contre la barrière juste devant Boris.
La salle se remplit bien vite et à 19h45 les lumières s'éteignent, Oxygen arrive avec sa musique pop-rock mélodique et sautillante. L'applaudimètre ne s'affole pas encore mais l'ambiance est bonne, même si dans les gradins ça reste très mou. Les lumières se rallument.
Viens le remix d'E Talking de Soulwax, des spots éclairent violement la salle alors que derrière moi près 8000 personnes cmmencent à hurler et à frapper des mains, ça fait même un petit peu peur. Les lumières s'éteignent et là c'est parti, la petite fille au tambour fait son apparition bientot rejointe par ses semblables. Le rideau tombe alors que Dunkerque débute et que le groupe se trouve derrière un léger drap plus ou moins transparant sur lequel sont projetés des images et différents effets visuels. La foule commence déjà à pousser dans tous les sens et les bras balancent sur le refrain. Ceremonia suit de très près, le drap tombe à son tour et laisse enfin apparaître le groupe dans sa forêt sombre où l'herbe est toujours aussi bien entretenue par les techniciens (rire).
L'intro d'Alice et June est envoyée par Boris sans temps mort et à partir de là les premiers malaises commenceront tout comme les gens paniqués seront assez nombreux par rapport aux autres concerts d'Indo auxquels j'ai pu assister. La batterie vient rejoindre la guitare et à ce moment précis la fosse se retrouve comme sur un seul ressort, les gradins sont debout, les mecs de la sécu courent dans tous les sens pour réceptionner les slammeurs. Le son est énorme et pour une fois très audible dans cette salle qui à la réputation (jusque là justifiée) d'être une boîte en fer où tout résonne dans tous les sens. A noter que le son de batterie de Max qui remplace Mr Shoes me semble beaucoup plus disco que le son de la batterie de l'ami Shoes qui était quant à lui beaucoup plus brut.
Marilyn vient prendre le relai, la basse de Marco rythme l'intro alors que la croix de paradize apparaît sur les 3 écrans géants. Les guitares font exploser le morceau et la fosse qui ressemble à un champ de bataille. Il en ira de même pour Adora et je vous laisse imaginer ce que cela donne sur Punker...
Puis les choses se calment, le temps pour Nicola d'un petit peu parler, et de nottament dire avec beaucoup d'humour que "on a mis un plein de mecs de la sécu avec des armes à l'entrée de la salle, comme ça si les flamands attaquent y aura pas de problème". Hé bien oui deux jours avant le concert avait eu lieu le canular de la télé publique belge annonçant la prise d'indépendance de la Flandre. Ca fait bien rire tout le monde mais c'est maladroit car il y avait quelques flamands dans la salle et il est pas certain qu'ils auront apprécié. Bref, Gang Bang débute et Nicola change les paroles pour les faire devenir " j'ai des résultats insuffisants surtout en flamand ".
Puis viennent Ladyboy et J'ai demandé à la Lune qui comme le veut la tradition sont reprises en coeur par les 8000 fous furieux présents ce soir. Morphine vient achever ce moment de calme avec ses projections vidéos toujours aussi réussie.
Une ambiance lourde et opressante s'installe dans la salle durant l'intro de June où une voix de petite fille fort inquiétante chantonne quelques paroles. Le refrain de June déchire l'atmosphère, Electrastar est dans le même esprit et 3 nuits par semaine est reprit en coeur, comme le veut également la tradition.
Le medley est survolté avec le singe déglingué qui vient danser sur l'écran géant. Miss Paramount, Monte Cristo, Stef II et enfin Astroboy vient achever ce medley où Nicola s'empare d'un pied de micro munit d'une caméra qui diffuse les images sur les écrans géants... délire assuré.
Le premier rappel arrive avec Crash me et ses projections vidéos qui font presque oubliés que le groupe est sur scène à quelques mètres. Nicola revient seul sur l'avancée avec une guitare et joue Un singe en hiver, par moment sa voix est couverte par les chants du publics. Puis le reste du groupe revient pour le désormais également traditionnel set acoustique : Révolution, Salombo, La colline des Roses. Il était très drôle de remarquer que nous étions 6 à être tournés en direction de Marco (avec qui nous allons improviser une corégraphie sur Salombo) alors que tout le reste de la salle avait les yeux rivés sur l'avancée où étaient Nicola, Boris et Oli.
L'intro de Punishment Park retentit, les visages et les vidéos se succèdent sur l'écran géant et on se rend compte au fil de la tournée que les gens deviennent de plus en plus fous dans les vidéos, mais cela reste toujours très touchant. Pink water qui vient par la suite sonne comme toujours un peu vidé sans la voix de Brian Molko mais le noir persistant à la fin de la chanson nous laisse juste le temps de savoir qu'il va falloir bien s'accrocher à la barrière pour l'Aventurier. L'intro fait monter la pression, le jeu de lumière est apocalyptique et impose une ambiance de fin du monde jusqu'à ce que Monsieur Boris fait gicler le riff dans tous les sens et que la folie furieuse et hystérique ne s'empare une fois encore du public. Pour une fois Nicola ne se trompe pas dans les paroles et dans la mélodie du chant puisque lors des deux dernières venues du groupe c'était à chaque fois le public qui l'avait aidé à se remettre dans le bon tempo (rire). Le morceau s'achève, le public se met à chanter la mélodie du morceau.
Le groupe revient pour un second rappel pour le désormais encore (rire) traditionnel Tallula provoquant des comportements hallucinants chez certaines demoiselles et ches certains messieurs voulant monter sur scène pour pouvoir faire la bise à Nicola et malheureusement pas souvent aux autres membres du groupe. La berceuse s'achève, le groupe salue et quitte la scène, les lumières se rallument et petit à petit les cris de la foule diminuent.
Nous quittons la salle parce que les mecs de la sécu nous mettent dehors (rire) et nous retournons chez nous pour dormir quelques heures puisque le lendemain matin on sera à nouveau là mais à 9h30 du matin...
