09h00 du matin
Il fait si froid en ce matin d’hiver et pourtant des indochinois ont encore osés bravés le temps devant « La Pagode » réplique parfaite d’un temple asiatique. La tension est à son maximum.
Des techniciens s’affèrent autour de grosses caisses noires à travers les portes vitrées, l’équipe du Baiser d’Indochine fait parti du décor.
Indochine est déjà présent dans les locaux. Pendant l’attente, Nicola passera dans le hall et restera 5 minutes à discuter avec quelques connaissances.
Après une attente jusqu'à à peu près 12h15, tous les journalistes invités entrent alors dans la salle de projection du dvd d’Hanoï.
La salle est un peu sombre et feutrée, Miss Salômbo ainsi que Justine SIRKIS s’installent discrètement au troisième rang. Une ambiance japonaise règne dans la salle de cinéma, de jolis décors en peinture retapisse l’ensemble des murs. Notre instinct de fan s’endors dans le plus profond de nous pendant toute la période de la conférence. Nous étions convié a celle-ci pour le site en tant que journaliste la fierté envahissait notre cœur de vous représenter à travers le site.
Devant l’écran trônent des canapés, des fauteuils et une table basse, tout cela élever sur une scène vêtue de noir.
La projection commence…
Un déluge d’images défilent pendant une quarantaine de minutes sous nos yeux.
Un flot d’émotions submerge les spectateurs pendant la découverte de la partie symphonique.
Indochine au centre de la scène, dépouillée du décor habituel, quelques chansons comme « Salômbo » ou « Justine », les mains entrelacées envahissent la salle dans l’émoi le plus total.
On y découvre des scènes inédites volées à l’intimité d’Indochine (la préparation avec l’orchestre, les tenues de scène, Nicola dans une voiture qui s’initie à la langue Vietnamienne…)
Puis la partie électrique arrive, qui fait revivre l’ensemble de la tournée Française, partagé avec Indochine qui visionne le montage en entier pour la première fois.
Le film terminé, le groupe arrive détendu. Des photographes prennent quelques clichés.

Indochine raconte : « On a choisit la date du 6.6.6 parce qu’on voulait quelque chose d’original. On voulait jouer au départ au « palais des papes » mais on a pas eu les autorisations, faire ça dans un champ ou sur une île, il fallait trouver quelque chose de nouveau. C’est un an de projet et de réflexion, six mois d’écriture de partitions, on pensait de toute façon faire quelque chose avec un orchestre symphonique. C’est donc un travail assez fastidieux. Lors de la préparation on était un petit peu inconscient parce que l’on ne se rendait pas compte de la difficulté de jouer avec un orchestre philharmonique, difficultés essentiellement technique. On a d’ailleurs pas choisit la facilité parce qu’au Vietnam Nord il n’y a absolument pas de culture rock. On a vécu avec l’image du Vietnam depuis 20 ans d’un pays en guerre.
Le risque pour nous de jouer avec un orchestre c’était de rendre les chansons d’Indochine sirupeuses et de mauvais goût, ça a bien faillit mais finalement on est assez content de voir que les versions de certains titres sont en faîte beaucoup mieux en symphonique que sur l’album ; ce qui était une grosse surprise comme « troisième sexe ». Les textes prennent une autre dimension, les musiques aussi. Du coup on se retrouve dans un univers à l’opposé du stéréotype du groupe. Ca nous a donné d’ailleurs l’envie de continuer l’expérience et donc de faire venir en France l’orchestre pour la fin de la tournée. Au bout de 25 ans, Indochine pouvait se permettre ça. Ce dvd n’est probablement pas l’épitaphe de la carrière d’Indochine.
Le 19 mai est bien la dernière date de la tournée il n’y aura pas d’autre concert final dans un autre pays, par contre on va filmer le live Bercy 3.
En ce qui concerne la pochette du dvd, les références visuels du groupe sont dans l’esprit du film « in the mood for love » et très durassiens, on peut y voir également une peinture très sensuelle et pleine de sensibilité. Avec Peggy.m on a vraiment travaillé sur les images, l par exemple es sauts d’image dans le dvd sont voulus.

Finalement aucun bilan au bout de 25 ans, aucuns regrets, quelques épreuves mais bon c’est la vie. Plutôt une fierté car c’est une des plus belles tournées qu’on est faîte et une perspective dans l’écriture d’un nouvel album.
La conférence terminée on nous indique la sortie.

Miss Salômbo et Justine SIRKIS