OXYGEN

Cette interview a été réalisé à l’EspaceB à Paris, le 15 mai quelques heures avant le concert

Bonjour à tous les quatre merci, de m’avoir accordé un peu de votre temps afin de répondre a cette interview qui sera publié sur le site le-baiser-indochine.com

Pour commencez pouvez vous vous décrire un peu ?

Maxime : Honneur aux dames !

Anne : Merci, merci ! Alors je m’appelle Anne, j’ai 21 ans, je suis guitariste dans le groupe, je fais les guitares, non rythmique et j’adore le Nutella (rires)

Stéphane : Stéphane, je joue de la basse, j’ai 37 ans.

Tom : Je suis Tom, batteur, j’ai 43 ans.

Maxime : Moi c’est Maxime, j’ai 24 ans, je joue de la guitare, je chante dans le groupe Oxygen.

D’où vous est venu l’idée de vous appeler Oxygen et pourquoi ?

Maxime : Heu, il faut que j’invente un truc bien ! Non, parce que ça sonne bien Oxygen et que ça représente assez bien ce qu’est la musique pour nous, quelque chose d’essentiel, c’est ce qui est à l’origine de tout.

Anne, ce n’est pas trop dur de supporter trois hommes et de donner ton avis étant donné que tu es la seule fille du groupe ?

Anne : Sans commentaire !

Tom : Aller, dis tout ce que tu as sur le cœur.

Anne : C’est le moment de se lâcher ! Je ne supporterais pas une autre fille dans le groupe alors, c’est très bien comme ça.

Maxime : On est des garçons bien élevés…

Tom : Galants.

Maxime : On s’occupe bien d’elle.

Expliquez-nous comment se passe l’enregistrement d’un album entre vous ?

Maxime : Alors, le premier « Poussière d’étoiles », je l’ai enregistré tout seul, à l’époque le groupe n’était pas formé. Ben je me suis débrouillé pour faire un peu tout. Là on travaille sur le deuxième projet, on travaille a plusieurs du coup et chacun fait ses lignes, sa partie. La batterie, vu que l’on n’a pas de possibilité de l’enregistrer dans de bonnes conditions, on l’a fait une programmation, à l’aide d’un ordinateur sur lequel on a programmé des séquences de batteries. Voila pour l’essentiel et on s’enferme pendant des heures et des heures.

Vous écrivez d’abord les paroles et ensuite la musique ou d’abord la musique puis les paroles ?

Maxime : Généralement, la musique vient en premier mais souvent ça vient un peu ensemble. Des bouts de phrase qui viennent et qui collent à la musique.

Parlons d’abord de votre premier album « Poussière d’étoiles ».  C’est mon avis personnel mais je trouve « Poussière d’étoiles » plutôt sombre : « Je brûle ma chair mais dans cet enfer, je retourne poussière » « Paracétamol noyé dans l’alcool overdose d’Endemol… » « Je suis le souffre et le vice, la souffrance et le sévice » ou pour finir « Je suis la flamme et l’enfer, l’amer tumeur qui te perd ». Pourquoi ce côté sombre et d’où vous viens t’il ?

Maxime : Sans doute parce que je suis quelqu’un d’un peu sombre et que la création, le besoin de créer vient, je pense, aussi de ça. On est plutôt joyeux quand on nous côtoies…

Anne : On espère faire encore un ou deux album avant qu’il se pende (rire !)

Tom : On lui a déjà acheté la corde (rire)

Maxime : On est plutôt joyeux dans les relations, mais intérieurement il y a des choses sombres. Comme tout être humain et c’est ça qui nous amène vers la création.

Vous parlez beaucoup de ce qui est attrait à l’univers. Par exemple dans la chanson « Evasion » vous chantez « J’ai vu la nuit, j’ai vu l’espace touché les astres et les crevasses » ainsi que dans la chanson « Glam Star » « Les pieds sous terres, la tête dans la stratosphère »ou encore rien que le titre de l’album « Poussières d’étoiles ». C’est quelque chose qui vous attire particulièrement ?

Maxime : Oui, en fait c’est quelque chose qui remonte à l’enfance, c’était mon rêve d’être astronaute. Donc il doit y avoir d’un peu de ça et ensuite la relation avec justement, toute la tristesse quand on est sur Terre et le rêve de connaître de quelque chose de différent, une évasion.

C’est quoi pour vous la mélodie parfaite, que vous recherchez, surtout toi Maxime?

Maxime : Si je savais exactement ce que c’était, j’y serais arrivé. En tout cas, c’est une mélodie qui ne va pas avoir un air de déjà entendu, qui en même temps va immédiatement rentré dans la tête de la personne qui l’entend. C’est vraiment très dur a expliquer, c’est une sensation ! On entend la suite de note, il y a une espèce de perfection, qui nous touche, qu’elle soit joyeuse ou triste, ça va être émouvant parce que les notes s’enchaînent parfaitement, c’est très dur a expliquer concrètement.

Quand saurez-vous que vous l’aurez trouvée et que ferez vous une fois que vous aurez créer cette mélodie parfaite ?

Tom : Je pense quand les poils s’hérissent, la chair poule. Non, je pense que c’est quelque chose de tellement intérieur que c’est très difficile a expliquer. Le parfait n’existe pas, mais c’est une recherche et quelque chose que quand on l’entend, ça nous touche vraiment.

Anne : De toute façon elle se voit aussi au public, la mélodie parfaite, c’est universel théoriquement. C’est quelque chose dont on ne sera pas les seuls a ressentir à priori. Il va forcément avoir une communication avec les gens.

Maxime : Oui, c’est vrai, c’est quelque chose qui va dépasser les frontières des goûts de chacun, qui va être tellement bien que les gens qui veulent écouter d’autres choses, vont se retrouver. Voila, les grandes chansons de l’histoire, finalement sont des chansons dont les mélodies on touché. Je ne sais pas si on va la trouver, on va continuer à la chercher et si on la trouve, je ne sais pas si on s’en rendra compte déjà, mais il y aura l’envie de la retrouver. D’abord il faut la trouver.

Que faites vous pour vous ressourcer et pour trouver de l’inspiration ?

Tom : Je regarde Anne manger du Nutella (rire)

Anne : Je mange du Nutella (rires !)

Maxime : Il y a des périodes qui sont un peu à vide, où il n’y a rien qui vient et en fait je ne pense pas qu’il y ait quelque chose qui puisse vraiment stimuler. Si ça peut être des choses précises pour une chanson, comme un film ou une émotion sentie dans un film. Dans quelque chose qui donne envie à la création. En tout cas les périodes de création viennent sans prévenir. Généralement, moi je le ressens, ça cogite en moi, une sensation de mal être et de là, sort quelque chose qui sort.Comme si c’était sous la peau, ça poussait et d’un coup le soulagement viendra le jour où sortira quelque chose qui nous plaît.

C’est par rapport à ce que vous avez vécu ?

Maxime : De toute façon, ouais, c’est des choses vécues, emmagasinés même si on n’y pense pas directement ce sont des choses qui sont restés.

Anne : Ouais, ça peut être un disque écouté la veille…

Maxime : Oui, ça peut être plein de chose.

Que pensez-vous d’Indochine et de son come back médiatique lors de l’album « Paradize » ?

Maxime : En fait, moi j’écoute Indochine depuis très longtemps et j’étais fan bien avant Paradize. C’était vraiment le groupe français qui faisait quelque chose de différent en France, quelque chose de pop avec de superbe mélodies et un travail au niveau du son super intéressant. « Dancetaria » a été vraiment une claque pour moi, ce mélange électro et grosse guitare et leur come back, moi je suis content parce que, c’est une belle revanche, puis même pour les fans, on se foutait de leur gueule dans les années 90 quand on disait qu’on écoutait Indochine. Moi ça me fait plaisir et tant mieux pour se type de musique que ça puisse revenir.

Tom : Moi, j’ai connu Indochine dès le départ, je les ai suivi comme tous les jeunes de l’époque dans les années 80. Et donc leur come back, c’est une récompense de tout leur boulot, il ont une carrière qui est a respecté, donc chapeau et ça ferme le claquet à quelques uns, qui les traitais vraiment de has been ! Ça nous réconforte aussi, car on vient de cet univers, et ça récompense un peu tout ceux aussi qui appartient à ce monde. Donc on ne peut être que content pour eux et bravo pour eux aussi.

Que vous inspire ce groupe ?

Maxime : Il fait parti de nos influences, c’est une inspiration pure au niveau des influences…

Tom : On parlait des mélodies tout à l’heure, je crois qu’au niveau des mélodies, ils ont inventés de belles choses

Anne : Et en France ils sont un petit peu les seuls, il y a pas beaucoup de groupes comme eux au départ

Maxime : Il y a aucun groupe français qui avait un son comme eux, ils sont parmis les meilleurs mélodies, l’approche musicale, les riffes de guitares, sont parmis les meilleurs que l’on est pu entendre. Et puis, il y avait vraiment un sens au niveau du gimmick et des paroles des trucs tout simple comme « on se prend la main… » Et c’est génial, il n’y a rien a dire. En tout cas respect parce qu’ils ont écrit parmi les meilleurs mélodies du rock français, de l’histoire du rock français.

Avons-nous une chance de vous voir en première partie lors des prochains concerts d’Indo ?

Maxime : La question il faut la pauser à Nicola Sirkis.

Tom : Ben on lui pause la question

Maxime : Nicola, Si tu nous entends…

Quels sont vos projets ? Essayer de faire une tournée nationale, des concerts à l’étranger ou tout simplement quelques petits concert et retourner en studio ?

Maxime : Le premier projet est de finir l’enregistrement du deuxième CD « Dark side of the pop », finir le mixage. Ensuite se serait de faire le plus de dates de concert possible et sur la zone géographique la plus large possible. Et tourner un Belgique.

Qu’en est t’il de « Dark side oh the pop » votre prochain album, à quoi doit on s’attendre musicalement ? Sera t il plus soft ou plus rock que « Poussière d’étoiles » ?

Maxime : En fait c’est quelque chose d’assez particulier, ce n’est pas vrai deuxième album puisqu’il a des chansons qui ont été faite pour le deuxième album mais que l’on jouait pas mal sur la tournée « Poussière d’étoiles ». On a décider de les garder pour l’enregistrement d’un vrai deuxième album, dans peut-être de meilleurs conditions que « Dark side », car on était pas dans des conditions idéales pour « Dark side ». « Dark side », c’est plus des chansons qui traduisent souvent nos influences peut-être et des choses parfois plus sombres. Ca va d’un extrême à l’autre, il y a des choses plus rock, d’autres plus pop qui font pas mal références à nos influences des années 80 avec le morceau « Eighty girl » qui parle de ces années et musicalement fait très années 80. Et ensuite des morceaux purement Oxygen, qui sont plus en fait un coup d’œil sur ce que va être le prochain album avec des morceaux comme « Désarticulé »

Anne : Toute façon c’est un album, à priori assez court

Maxime : Il est assez court, voila, on n’a pas déterminé le nombre de morceaux que l’on va mettre, mais il ne sera pas aussi long que « Poussière d’étoiles ». Ce sera une vue sur tout ce qui est passé, sur tout ce qui est peut-être nos faces cachées, par rapport à nos influences et une première vue sur ce que sera l’avenir d’Oxygen.

Quels sont vos goûts musicaux ?

Tom : Pour parler actuel, j’aime bien  The Killers ,  Interpol , tout ce qui pop/rock anglais. Pour les plus anciens « Stranglers,  Simple minds  beaucoup de chose en fait

Stéphane : Actuellement, j’aime bien  Coldplay, Soul Wax  qui est un groupe Belge, qui est pas mal du tout. Beaucoup de vieille chose genre  Beatles et tout ce qui est années 80 aussi, un peu comme Tom.

Anne : Ca dépend en fait, je ne suis pas fan d’énormément de choses. En ce moment, j’écoute beaucoup  Eels  parce qu’on vient de l’acheter…

Maxime : Ah, ouais, c’est énorme ça !

Anne : Une grosse bombe, tout les précédent Eels aussi. Indochine que j’ai découvert, il n’y a pas longtemps, contrairement aux vieux qui sont autours de moi. Comme, j’ai découvert il y a peu de temps, j’ai beaucoup, beaucoup à découvrir et du coup je prend assez mon pied. J’aime bien Mylène Farmer. Autrement, il y a quand même des groupes vieux, des années 60/70 comme les Beatles, ensuite on passe dans les années 80 avec la new wave, voila. Je n’ai pas de style particulier en fait, toutes les bombes mélodiques, c’est par morceaux que ça fonctionne.

Maxime : Tout ce qui est mélodique, comme les Beatles, Placebo que j’aime beaucoup. Mylène Farmer au niveau des paroles qui se rapproche le plus de nous finalement. J’adore Etienne Daho, Nirvana.

 

Quels sont vos loisirs et vos passes temps ?

Anne : La douche (rires), je pense que je dois y passer à peu près 75% de mon temps, autrement en loisir pas grand-chose

Maxime : Rien, tu fais rien du tout…

Anne : Ouais, rien si ce n’est dormir, manger du Nutella, la douche et puis voila. Quand j’étais plus jeune je faisais plus de chose, du skateboard… Non sérieusement le cinéma, se promener à Paris parce que c’est une jolie ville.

Stéphane : Dormir, les vacances, se promener des choses comme ça.

Tom : Moi j’aime beaucoup le cinéma, je passe pas mal de temps à regarder des DVD notamment, j’aime tout ce qui est lié à la nature, les forêts, les montagnes. J’aime assez en fait le contraire de ce que l’on vit, c’est le côté solitaire, côté me rapprocher un peu de la nature, d’ailleurs c’est pour ça que je éloigné complètement de Paris pour y vivre, donc voila, c’est peut-être l’âge.

Maxime : Des loisirs basiques en fait. Je suis un grand fan de cinéma, donc je passe beaucoup de temps dans les cinés J’aime beaucoup me balader dans Paris, pareil qu’Anne. J’aime beaucoup jouer à la console, à la Gamecube voila.

Nous sommes a quelques heure du concert, comment vous sentez-vous ?

Maxime : Là ça va, parce en fait, c’est gentil ça nous détend l’interview finalement

Anne : Non, cool parce que c’est quand même la troisième fois que l’on vient à l’Espace B donc on connaît bien les lieux, c’est plus décontractant déjà.

Maxime : On connaît bien la salle on est un peu chez nous. Mais bon quand même stressés parce que nous allons jouer des nouveaux morceaux et on a toujours un peu peur

Tom : On a toujours peur d’un problème technique ou un truc comme ça .

Maxime : Mais on a hâte de jouer.

Faites vous des choses particulières pour évacuer la tension avant chaque concert ?

Maxime : On frappe Anne généralement (rires)

Anne : Maxime, il passe ses nerfs en disant que ça va être nul en général

Maxime : Ouais voila, je déprime, je dis j’aimerais être bien à la maison à regarder la télé mais sinon on ne fais rien de particulier.

Merci beacoup à vous quatre d’avoir répondu à ces questions et de m’avoir accorder de votre temps.

Oxygen : Ben merci à toi également, c’était très sympa.

 

Maoboysirkis

Site officiel du groupe http://www.oxygen-off.com

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